Clarifier le mot “contexte”
On parle souvent de contexte comme si c’était juste “donner plus d’informations”.
En réalité, le contexte est une architecture. Ce n’est pas un gros brief collé au début d’une conversation, ni quelques préférences rangées dans la mémoire de ChatGPT. Dans un vrai système IA, il y a trois familles de contexte : les fiches process, le contexte statique et le contexte dynamique.
Fiches process
Comment vous faites
Contexte statique
Qui vous êtes
Contexte dynamique
Ce qui se passe maintenant
Ces trois couches transforment un modèle générique en assistant réellement utile.
Premier type
Les fiches process : votre manière de faire, étape par étape.
Une fiche process, c’est le how-to. C’est la méthode explicite que l’IA doit suivre pour reproduire votre façon de travailler. Si vous lui demandez de créer une vidéo YouTube, il ne suffit pas qu’elle sache que vous êtes créateur. Elle doit connaître votre méthode : comment vous trouvez l’angle, comment vous écrivez le hook, comment vous construisez les transitions, comment vous formulez le titre, comment vous terminez.
Sans fiche process, l’IA improvise. Avec fiche process, elle exécute une méthode. C’est ce qui lui permet de produire dans votre logique, pas dans une logique moyenne issue d’Internet.
Exemple : skill YouTube
01
Objectif
02
Angle
03
Hook
04
Structure
05
Titre
La fiche process ne dit pas juste “écris une vidéo”. Elle encode votre méthode de création.
Deuxième type
Le contexte statique : ce qui vous définit et change rarement.
Le contexte statique, c’est votre socle : qui vous êtes, votre parcours, vos offres, votre positionnement, votre vision à cinq ans, votre roadmap à 90 jours, vos clients, vos contraintes, vos principes, votre style. Ces informations ne changent pas tous les matins, mais elles changent radicalement la qualité d’une réponse.
L’enjeu n’est pas seulement d’accumuler des notes. L’enjeu est de les ranger selon une ontologie utile. J’ai créé la méthode Atomic Thinking il y a 6 ans, et je l’ai enseignée à plus de 15 000 personnes. Depuis, je travaille tous les jours sur une question : comment améliorer l’ontologie de stockage pour que la connaissance soit vraiment réutilisable par vous et par l’IA ?
Beaucoup de gens disent aujourd’hui : “il faut donner du contexte à l’IA”. Mais ils n’ont pas forcément le recul ni les principes premiers nécessaires pour savoir comment créer ce contexte. Laisser l’IA générer un `memory.md`, stocker quelques préférences ou reprendre la structure d’un post viral ne suffit pas. Il faut concevoir une structure où chaque information a une fonction. C’est ce recul sur le second cerveau numérique qui m’a permis de créer aussi rapidement un système IA pertinent.
Ontologie IPCRA
Projets
Ce que vous construisez maintenant
Casquettes
Vos responsabilités continues
Ressources
Ce qui nourrit vos décisions
Archives
Ce qui ne doit plus polluer
Le but : que chaque connaissance puisse revenir au bon moment dans une conversation avec l’IA.
Troisième type
Le contexte dynamique : ce qui bouge en permanence.
Le contexte dynamique, c’est tout ce qui vient de se passer : vos ventes, vos mails, votre support client, vos messages Slack ou Discord, vos appels, vos notes récentes, les données d’un client, les tickets ouverts, les contenus publiés. Beaucoup de systèmes IA échouent ici : ils connaissent votre théorie, mais pas votre réalité du jour.
Une IA qui prépare un brief commercial doit pouvoir lire les dernières interactions avec ce client. Une IA qui répond à un mail doit connaître les échanges précédents. Une IA qui prépare votre semaine doit voir les projets ouverts, pas seulement votre vision annuelle.
Contexte dynamique en action
Sources vivantes
Bases de données
centralisent les informations
Contexte pertinent pour l’IA
brief, réponse, synthèse, décision
Pourquoi ça doit vous appartenir
Votre contexte est probablement l’actif le plus précieux de votre activité.
La mémoire intégrée de ChatGPT ou Claude ne remplace pas une knowledge base structurée, ni une bonne fiche process, ni une ontologie pensée pour vos usages. Surtout, cette mémoire ne vous appartient pas vraiment. Si vos méthodes, vos décisions, vos apprentissages et votre manière de vendre sont enfermés dans une interface propriétaire, vous êtes progressivement lock-in.
Le but du Bootcamp est de vous apprendre à construire un contexte souverain : vos fiches process, votre contexte statique, votre contexte dynamique, dans un format que vous possédez. À partir de là, vous pouvez ouvrir n’importe quel modèle à l’intérieur, améliorer vos skills avec le temps, puis transformer les usages fiables en agents.






























































